En 2025, 87 % du territoire français est classé en désert médical. Pourtant, seulement 28 % des officines proposent la téléconsultation. Derrière ce chiffre : de nombreuses hésitations. Manque de place, coût supposé, charge de travail. Ces freins sont compréhensibles. Mais sont-ils fondés ? Voici les 5 idées reçues sur la téléconsultation, les plus répandues, et ce que dit vraiment la réalité.
Idée reçue sur la téléconsultation n°1 : « Il me faut une grande salle dédiée »
Ce que dit vraiment la réglementation
Beaucoup de pharmaciens imaginent une cabine imposante. Ils pensent à des travaux, à un espace fermé permanent. Ce n’est pas ce qu’exige la loi.
La Haute Autorité de Santé (HAS) a publié ses recommandations en février 2024. Elle précise qu’un local peut être temporairement réservé à la téléconsultation pendant l’acte. Pas besoin d’une pièce dédiée en permanence. L’avenant 15 à la convention pharmaceutique impose un espace de confidentialité fermé. Une salle de conseil existante suffit. Une zone isolée en fond d’officine aussi.
Le dispositif Safesanté s’installe sur une écran de communication vidéo et un kit compact. Il s’intègre dans les espaces les plus contraints. Aucun aménagement lourd n’est nécessaire.
Réalité : Un espace confidentiel existant suffit. Aucun agrandissement requis.
Idée reçue sur la téléconsultation n°2 : « C’est trop cher à installer »
L’offre à 0€ : comment c’est possible ?
Le coût est souvent le premier frein cité. Il repose sur une confusion entre cabine lourde et solution légère.
Safesanté propose une installation entièrement gratuite. Aucun investissement matériel. Aucun frais d’installation. Aucune avance de frais.
Le modèle repose sur la rémunération à l’acte. La plateforme est financée par les consultations réalisées. Le pharmacien ne débourse rien en amont.
Côté officine, l’Assurance Maladie verse en outre un forfait de 1 225 € TTC la première année pour l’abonnement à une solution de vidéotransmission et les équipements minimaux, sur déclaration dans amelipro, puis un forfait annuel d’assistance plafonné à 750 € TTC selon le nombre de téléconsultations réalisées (ameli.fr, page mise à jour le 29 mai 2026).
La solution est opérationnelle en moins d’une semaine. La formation de l’équipe est incluse. Le support technique est assuré tout au long du partenariat.
Réalité : L’installation Safesanté est à 0€. Le retour sur trafic est visible dès le premier mois.
Idée reçue sur la téléconsultation n°3 : « Je n’ai pas le temps de gérer ça »
Une solution clé en main, pas une charge supplémentaire
Le pharmacien ne consulte pas à la place du médecin. Il n’assiste pas non plus la téléconsultation au sens clinique. Son rôle est d’accueillir le patient et de l’orienter vers le dispositif.
Le médecin conduit la consultation à distance. L’ordonnance est transmise directement au logiciel métier. Le pharmacien délivre le traitement immédiatement.
Le plan marketing est inclus dans l’offre. PLV, mise en avant sur Doctolib, communication locale : tout est géré par les équipes Safesanté. Aucun effort supplémentaire n’est attendu de l’équipe officinale.
Réalité : La téléconsultation Safesanté génère du trafic sans alourdir l’organisation existante.
Idée reçue sur la téléconsultation n°4 : « Mes patients ne sont pas à l’aise avec le numérique »
La pharmacie est justement le bon endroit pour eux
Ce frein révèle en réalité une opportunité. Les patients les moins à l’aise avec le numérique sont précisément ceux qui fréquentent leur officine de proximité.
Une étude IFOP pour MEDADOM (2025) le confirme : les personnes âgées recourent davantage à la téléconsultation via les dispositifs en pharmacie. Le pharmacien joue un rôle rassurant. Sa présence physique réduit l’appréhension du patient.
42 % des téléconsultations assistées en officine ont été réalisées dans des zones d’intervention prioritaires (Cour des comptes, 2024). Ce sont des patients souvent isolés, peu mobiles, peu connectés. Ils ont besoin d’un relais humain de confiance. La pharmacie est ce relais.
Réalité : La téléconsultation en officine est précisément conçue pour les patients éloignés du numérique.
Idée reçue sur la téléconsultation n°5 : « La téléconsultation, ce n’est pas mon rôle »
La loi reconnaît le pharmacien comme acteur de la téléconsultation
Ce frein est peut-être le plus profond. Il touche à l’identité professionnelle. Pourtant, le cadre réglementaire est clair.
L’avenant 15 à la convention pharmaceutique, signé en décembre 2018 et entré en vigueur en septembre 2019, inscrit explicitement le pharmacien dans le dispositif de téléconsultation. Il est reconnu comme professionnel de santé de proximité capable d’accueillir et d’accompagner le patient.
La Cour des comptes, dans son rapport 2024, salue le rôle des officines. Elle souligne leur apport dans les territoires sous-dotés. En juin 2024, 28 % des officines françaises avaient facturé au moins une assistance à la téléconsultation.
Le pharmacien n’empiète pas sur la compétence médicale. Il la complète. Il valorise son rôle de premier recours, renforce son lien avec les patients et devient un acteur incontournable du parcours de soins.
Réalité : La téléconsultation en officine est un acte reconnu, encadré et rémunéré.
Questions fréquentes sur l’installation de la téléconsultation en pharmacie
Installer une cabine de téléconsultation dans mon officine : qu’est-ce que cela implique ?
L’Assurance Maladie demande un local fermé garantissant la confidentialité, une solution de vidéotransmission et des équipements minimaux : stéthoscope et otoscope connectés, oxymètre et tensiomètre. Une grande cabine n’est pas obligatoire : un kit de téléconsultation installé dans un espace de confidentialité répond à ces exigences.
Combien coûte l’installation de la téléconsultation en pharmacie ?
Avec SafeSanté, le kit de téléconsultation est à 0 €, sans frais fixes, avec un paiement à l’usage et une tablette incluse. L’officine peut en outre percevoir un forfait de 1 225 € TTC la première année puis un forfait d’assistance plafonné à 750 € TTC par an selon le nombre de téléconsultations (détail dans notre guide réglementation, rémunération et rentabilité).
La téléconsultation vaut-elle le coup pour une petite officine ?
Elle permet de proposer un accès à un médecin aux patients qui n’en trouvent pas, sans investissement de départ (voir comment SafeSanté accompagne les pharmacies) avec un modèle à 0 € et paiement à l’usage. Le médecin est disponible en moins de 3 minutes, 7j/7 de 6h à minuit, ce qui évite de réorienter le patient vers les urgences ou un autre professionnel.
Quel est le rôle de l’équipe officinale pendant la téléconsultation ?
Le pharmacien ou un membre de l’équipe accueille le patient, l’installe et l’aide à utiliser les dispositifs connectés. Le médecin conduit la consultation à distance et décide de la prescription.
Finalement, ces idées reçues sont-elles fondées ?
La place, le coût, le temps, les patients, le rôle : ces 5 objections sont légitimes. Mais elles reposent sur une image dépassée de la téléconsultation. Aujourd’hui, les solutions légères et clé en main lèvent ces obstacles un par un.
En 2025, plus de 14 millions de téléconsultations ont été réalisées en France. La demande existe. Elle cherche des points d’accès de confiance. La pharmacie est l’un des mieux placés pour y répondre.
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Pour aller plus loin
- Téléconsultation en pharmacie : réglementation, rémunération et rentabilité : les exigences de la convention et les forfaits de l’Assurance Maladie.
- Téléconsultation en officine : faut-il un espace dédié ? : la check-list pour aménager votre local.
- Cabine de téléconsultation ou kit mobile : comparer coût, place et délai d’installation.
- Borne de téléconsultation en pharmacie : fonctionnement, rentabilité et installation.
Sources
- HAS, Recommandations : lieux et conditions d’environnement pour la réalisation d’une téléconsultation ou d’un télésoin, février 2024
- Cour des comptes, Rapport sur la téléconsultation, 2024
- MEDADOM / IFOP, Pratiques, freins et impacts : la téléconsultation en France en 2025, décembre 2025
- Assurance Maladie, Rapport charges et produits 2024
- Convention nationale pharmaceutique, avenant n°15, décembre 2018
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